De la marâtre…

La belle-mère, c’est une figure emblématique depuis la nuit des temps. Son aura malveillante et malfaisante s’imprime dans l’inconscient collectif infantile, grâce aux nombreux contes qui la mettent en scène.

La belle-mère, c’est la « mère du conjoint », mais aussi la « nouvelle-copine/femme-de-papa » et dans les deux cas, elle est au mieux sujette à la moquerie, au pire à être l’éternelle marâtre et tout ce qui va avec.

Personnellement, c’est la deuxième fois que je suis « belle-mère », puisque le père de ma fille avait déjà deux enfants d’une « précédente union » comme on dit. De cette première expérience, je retire evidemment quelques enseignements, mais aussi, il faut l’avouer, un certain fatalisme concernant ma condition. Ma relation avec mes beaux-enfants d’aujourd’hui serait très certainement différente s’il n’y avait pas eu cette première fois.

Et puis entre-temps, je suis moi-même devenue maman. Fait non négligeable. Lorsque je suis devenue belle-mère, j’étais encore nullipare, et j’avais tout un tas de convictions sur ce que devait être l’éducation d’un enfant, convictions confortées par mon métier, qui consiste à travailler avec… des enfants, justement. En gros, j’avais de belles théories qui ne reposaient sur rien.

Lorsque j’ai fait la connaissance de mes deux premiers beaux-enfants, j’ai été surprise, car cela a été super facile. Je ne m’y attendais pas. Alors que j’attendais de l’hostilité plus ou moins prononcée, j’ai eu au contraire de l’amour, très vite, très spontanément.

1er enseignement de belle-mère : ça se passe souvent bien, au début. Les emmerdes viennent plus tard!

Effectivement, petit à petit, les conflits sont arrivés, sur un fond grandissant de frustrations, de désaccords concernant l’éducation avec le papa… Il faut dire que j’étais tombée sur un spéciment gratiné : grasse-matinée jusque 14h, puis glandouille sur le iphone en enchaînant clopes et pétards, son activité de père consistait essentiellement à prendre quelques clichés d’ambiance familiale, toujours avec le fameux iphone, pour les mettre ensuite sur Faccebook et récolter moults commentaires attendris sur ce « super papa ». En réalité, c’est moi qui me coltinait la gestion des enfants, du matin au soir. Du bain aux repas. D’ailleurs, les enfants, une fille de 8 ans et un garçon de 4 ans, passaient 99% du temps collés à moi. Au début, j’en tirais une très grande satisfaction, puis, petit à petit, j’ai trouvé ça triste, puis énervant. Quand notre fille, chipette donc, est née, il ne s’est pas plus investi, et rapidement, je suis devenue une quasi-mère célibataire. Au cours des disputes, de plus en plus fréquentes, j’entendais : « De toute façon t’en a rien à foutre de mes enfants, tu t’en occupes pas. » Prends-toi ça dans la tronche.

2ème enseignement de belle-mère : Tu auras beau t’investir à 100%, voire plus, chérir tes beaux-enfants et les couvrir d’attention, ça ne sera jamais, jamais reconnu!

Et puis quand tu es belle-mère, tu n’as droit à aucun faux-pas, aucun état d’âme, tu n’as pas le droit de dire ce que tu penses des slims roses de l’aînée et de la salle manie du garçon de bouffer comme un porc. Et puis surtout, surtout, il y en a une à qui il ne faut pas toucher, c’est l’ex.

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